Découvrez le nouveau guide pour former aux compétences psychosociales !
Dans un contexte éducatif où les compétences psychosociales (CPS) sont reconnues comme essentielles pour l’apprentissage et la vie en société, Dunod publie ”Former au développement des compétences psychosociales”. Destiné aux formateurs, enseignants et professionnels de l’éducation, ce guide pratique propose des méthodes concrètes pour transmettre et renforcer les CPS, en s’appuyant sur des données scientifiques et des expérimentations terrain. Les CPS, enjeu majeur de l’éducation Aujourd’hui, plus de 70 % des enseignants estiment manquer d’outils concrets pour travailler les compétences psychosociales en classe. Ces compétences (régulation émotionnelle, coopération, empathie, maîtrise de soi) sont pourtant des leviers puissants pour le bien-être et la réussite des élèves. C’est pour répondre à ce besoin que l’éditeur a fait appel à des auteurs de renom, parmi lesquels Rebecca Shankland et Damien Tessier, membres de notre conseil scientifique pour concevoir ce manuel opérationnel à destination des formateurs et professionnels qui souhaitent enrichir leur approche des CPS. Ludivine Lenoir apporte quant à elle son expertise en ingénierie de formation et en développement des compétences psychosociales et complète le trio. En combinant rigueur scientifique et expérience terrain, les auteurs offrent un manuel pratique, structuré et adapté aux besoins des formateurs. Et si on formait les adultes pour mieux développer les CPS ? L’ouvrage se distingue par : Un cadre scientifique clair, s’appuyant sur des recherches récentes et sur l’expérience de plusieurs académies. Des fiches pratiques CPS, organisées par compétences cognitives, émotionnelles et sociales. Des exemples de parcours de formation pour différents publics : enseignants, éducateurs, formateurs. Des stratégies concrètes pour adapter la formation aux besoins et aux contextes locaux. Il propose un équilibre entre théorie et pratique, permettant aux formateurs de passer de la compréhension des CPS à la mise en action auprès des apprenants. Selon les auteurs, « le défi est désormais de passer de la sensibilisation aux compétences psychosociales à des pratiques structurées et efficaces ». Le livre permet donc : d’outiller les formateurs pour créer des modules CPS cohérents, de faciliter l’évaluation des compétences et le suivi des apprenants, et de promouvoir des pratiques pédagogiques généralisables, fondées sur la recherche. Pour les professionnels, c’est un moyen concret de contribuer à une éducation plus inclusive, bienveillante et efficace. Une ressource stratégique pour changer le modèle de l’éducation en France Former au développement des compétences psychosociales n’est pas qu’un simple manuel mais une véritable ressource stratégique pour faire évoluer l’éducation et la formation. Un ouvrage à mettre entre toutes les mains des formateurs et enseignants engagés dans le développement des CPS, avec l’assurance d’un lien direct entre recherche, pratique et conseil scientifique.
Février : le mois des liens 👥
Bonjour ! En février, on parle souvent de la Saint-Valentin… et si on en profitait pour parler des liens qui nous relient et pour questionner la manière dont les émotions circulent dans les relations ? Ce cahier mensuel vous invite à placer l’empathie au cœur de vos pratiques et de vos postures, comme une compétence essentielle pour mieux se comprendre, coopérer et vivre ensemble. Car non, l’empathie, ce n’est pas « être gentil ». C’est comprendre ce que l’autre ressent, reconnaître ses émotions, son point de vue, ses besoins. Et adapter sa réaction. Parce qu’apprendre, c’est aussi apprendre à être en relation. […] Lire le Cahier mensuel de février
Janvier : bonne année à toutes et tous ! 💌
Bonne année 2026 ! « Il n’est pas motivé. » « Elle a décroché. » « Ils ne font plus d’efforts. » En janvier, ces phrases reviennent en boucle. Après les vacances, la reprise est difficile. Les bonnes résolutions s’essoufflent, la fatigue revient, et la motivation chute. Et si le problème n’était pas le manque de motivation, mais le manque d’outils pour la cultiver ? La motivation ne se décrète pas. Elle se construit, pas à pas, en développant les compétences qui permettent de se fixer des objectifs clairs, de persévérer malgré les difficultés, et de se sentir soutenu. Ce mois-ci, on vous donne les clés pour cultiver la motivation durable — celle qui fait avancer vos élèves (et vous !) bien au-delà du mois de janvier. Parce qu’un élève motivé ne « réussit » pas seulement. Il persévère, explore, et apprend mieux. […] Lire le Cahier mensuel de janvier
Décembre : ensemble, on va plus loin !
Bienvenue dans ce cahier mensuel de décembre ! Le CNESCO a consacré nombre de notes à l’apprentissage coopératif, confirmant ce que vous savez déjà sur le terrain : quand les élèves coopèrent vraiment, le climat de classe s’améliore, les apprentissages se renforcent, et le sentiment d’appartenance se développe. Le problème ? La coopération ne se décrète pas. Elle se cultive, au quotidien, notamment avec des outils concrets (car il y a bien sur plein d’autres choses comme la posture, les gestes pros…) En décembre, quand la fatigue s’accumule et que les tensions montent, c’est justement le moment de renforcer le « nous ». Ce mois-ci, on vous donne des rituels simples pour faire de la coopération un réflexe, pas une exception. Parce qu’une classe qui célèbre ses réussites collectives, c’est une classe où chacun trouve sa place. Alors, prêts à transformer vos élèves en équipe soudée ? […] Lire le Cahier mensuel de décembre
Novembre : cap sur l’empathie !
Bienvenue dans ce cahier mensuel de Novembre ! Nous espérons que vous avez passé de bonnes vacances de la Toussaint. Le 6 novembre, c’est la journée nationale de lutte contre le harcèlement. Vous le saviez ? Nous, on trouve qu’un jour par an, ce n’est pas assez. Surtout quand 1 élève sur 10 est harcelé à l’école (DEPP, 2023). Or, prévenir le harcèlement, c’est avant tout créer un climat où le respect devient un réflexe. Comment ? En développant l’empathie, l’écoute, le courage de dire « stop ». En donnant aux élèves les mots pour s’exprimer et les outils pour agir. Alors ce mois-ci, on a décidé d’y consacrer ce cahier mensuel et de vous équiper pour faire de la prévention un réflexe quotidien. On s’y met ensemble ? […] Lire le Cahier mensuel de novembre
Octobre : et si on soufflait un peu ?
Bienvenue dans le cahier mensuel d’octobre, Ce mois-ci, zoom sur la gestion du stress ! En cette journée mondiale des profs, on vous propose un cahier mensuel qui, on l’espère, vous accompagnera au mieux. Car après le tourbillon des premières semaines, on commence à respirer… ou presque. Octobre, c’est le moment idéal pour lever (un peu) le nez du guidon et s’équiper d’outils pour gérer le stress sans se laisser déborder. Le stress : comment l’apprivoiser, le transformer, et même en faire un allié au quotidien ? On vous dit tout ! La proportion d’élèves concernés par le stress et l’anxiété augmente tout au long de la scolarité. Selon l’enquête Ecolhuma de 2022, environ un élève sur quatre exprime un état de stress ou d’anxiété. Il est particulièrement élevé dans le secondaire : 26% au collège et 31% au lycée. Sur une classe moyenne de lycée de 30 élèves, cela représente donc 9 élèves en état de stress ou d’anxiété ! Et côté enseignants ? 62 % déclarent ressentir un stress quotidien élevé (enquête OCDE TALIS, 2018). Tout le monde est logé à la même enseigne, alors on fait quoi ? […] Lire le Cahier mensuel d’octobre
Développer la confiance en soi
C’est reparti ! 🎒 Nous espérons que vous avez passé de douces et reposantes vacances. En cette nouvelle rentrée, nous avons envie de vous parler d’une compétence qui change tout : la confiance en soi. Vous savez, cette petite étincelle qui fait que Thomas ose enfin lever la main, que Léa persévère face à un exercice difficile, ou que Maxime se lance dans un nouveau projet… Cette compétence-là mérite qu’on s’y attarde, non ? […] Lire le Cahier mensuel de septembre
Top 3 pour nourrir une posture réflexive
Bienvenue dans le cahier mensuel de juillet, Ce mois-ci, zoom sur le top 3 pour nourrir une posture réflexive ! Accompagner le développement des CPS chez les élèves ne peut se faire sans une posture réflexive adulte ouverte : où en suis-je dans le développement de mes propres CPS ? N’oublions pas que le développement des CPS est un processus qui s’inscrit dans la durée, alors l’idée est d’être bienveillant envers soi et de conscientiser ses postures et pratiques pour être un modèle encore plus inspirant pour vos élèves. […] Lire le Cahier mensuel de juillet
Inégalités éducatives : le profil social des lycées français en 2025
L’inégalité sociale au sein du système éducatif français reste une réalité persistante, comme le démontre une récente note d’information du Ministère de l’Éducation nationale. Cette étude, publiée en avril 2025, analyse en profondeur le profil social des lycées à travers l’Indice de Position Sociale (IPS), un indicateur qui synthétise les conditions socio-économiques et culturelles des familles d’élèves. Qu’est-ce que l’Indice de Position Sociale (IPS) ? L’IPS est un outil essentiel pour comprendre la composition sociale des établissements scolaires. Il attribue à chaque élève une valeur de référence basée sur la catégorie socioprofessionnelle de ses responsables légaux, résumant les attributs favorables à la réussite scolaire. Plus l’IPS est élevé, plus le milieu familial offre des conditions propices à l’apprentissage. Pour l’année scolaire 2024-2025, l’IPS moyen national des lycées publics et privés sous contrat s’établit à 109, avec des écarts considérables allant de 59 pour le lycée le plus défavorisé à 162 pour le plus favorisé. Des écarts marqués entre public et privé L’une des disparités les plus frappantes concerne la différence entre secteurs d’enseignement. Les lycées privés sous contrat affichent un IPS moyen de 125, nettement supérieur à celui des établissements publics qui se situe à 105. Cette différence s’explique par plusieurs facteurs : Les établissements privés ne sont pas soumis à la sectorisation, contrairement aux lycées publics Ils peuvent sélectionner librement leurs élèves, qui sont majoritairement issus de milieux sociaux favorisés Le financement partiel par les contributions des familles renforce la sélection sociale à l’entrée Cette réalité se traduit par des chiffres éloquents : plus de 90% des lycées privés sous contrat ont un IPS supérieur ou égal à 100, tandis que cette proportion tombe à un peu plus de 50% pour les établissements publics. Des inégalités selon le type d’établissement Le type de lycée constitue également un facteur déterminant dans la composition sociale des établissements : Type de lycée IPS moyen IPS dans le privé IPS dans le public Général et technologique 121 129 114 Polyvalent 104 115 101 Professionnel 92 104 87 Les lycées généraux et technologiques (LEGT) accueillent des élèves nettement plus favorisés que les lycées professionnels. Les établissements polyvalents occupent une position intermédiaire avec un IPS moyen de 104. L’écart est particulièrement marqué pour les lycées professionnels publics, dont l’IPS moyen tombe à 87, confirmant leur rôle d’accueil des élèves socialement les plus défavorisés. Une géographie des inégalités sociales scolaires La cartographie des IPS par département révèle de fortes disparités territoriales : Les lycées des départements d’outre-mer figurent parmi les plus défavorisés, avec un IPS inférieur à 90 pour Mayotte (71), la Guyane et La Réunion En métropole, la Seine-Saint-Denis (93) se distingue comme l’un des départements les moins favorisés À l’inverse, Paris (129), les Yvelines (125) et les Hauts-de-Seine (125) concentrent les établissements les plus favorisés socialement Cette répartition reflète les écarts socio-économiques plus généraux entre les territoires français. Le rôle des formations post-bac dans l’accentuation des inégalités L’étude révèle un mécanisme préoccupant : la présence et la répartition des formations post-bac renforcent les écarts entre établissements favorisés et défavorisés. Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se trouvent majoritairement dans les lycées généraux et technologiques (22% d’entre eux en accueillent) et très peu dans les lycées professionnels. Ces sections accueillent des élèves très favorisés (IPS de 141) et sont implantées dans des lycées déjà privilégiés (IPS moyen de 134). À l’inverse, les sections de techniciens supérieurs (STS) sont plus présentes dans les lycées polyvalents (81%) et accueillent des élèves de milieux plus modestes (IPS de 101). Les lycées proposant uniquement des STS ont un IPS moyen de 106, contribuant ainsi au renforcement des écarts sociaux entre établissements. Un système qui reproduit les inégalités Cette analyse du profil social des lycées français en 2025 met en lumière un système éducatif qui, loin de corriger les inégalités sociales, tend à les maintenir voire à les renforcer. La concentration des élèves favorisés dans certains établissements et filières, particulièrement dans le secteur privé sous contrat et dans les formations d’élite, pose la question de la mixité sociale au sein du système éducatif. L’IPS s’avère ainsi un indicateur précieux pour mesurer et comprendre ces disparités, étape indispensable pour envisager des politiques éducatives plus équitables et inclusives. Lire la note d’information n°25-21, DEPP « Quel est le profil social des lycées ? »
Des résultats contrastés pour les évaluations nationales 2024 dans le premier degré
À la rentrée 2024, plus de 99% des élèves de CP ont participé aux évaluations nationales en français et en mathématiques, offrant une vision complète des acquis des élèves à ce niveau crucial de leur scolarité. Selon la récente note d’information publiée par la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance), les résultats montrent une stabilité globale par rapport à 2023, avec quelques améliorations ciblées. Un bilan contrasté des compétences en français et mathématiques Les résultats de 2024 révèlent que deux compétences en français et une en mathématiques sont en hausse par rapport à l’année précédente, tandis que les autres demeurent stables. Cette continuité est rassurante après les perturbations dues à la crise sanitaire qui avaient affecté les apprentissages ces dernières années. En comparaison avec 2019, année de référence pré-pandémique, on observe même une légère progression, particulièrement en mathématiques. Cette évolution positive témoigne d’une résilience du système éducatif et d’une certaine efficacité des dispositifs d’accompagnement mis en place. Les compétences les mieux maîtrisées par les élèves de CP restent la compréhension orale de phrases et de textes en français. Cette force dans le domaine de l’écoute et de la compréhension constitue un socle solide pour les apprentissages ultérieurs en lecture. En mathématiques, les élèves excellent particulièrement dans la lecture et l’écriture de nombres entiers, démontrant une bonne acquisition des fondamentaux numériques en début de CP. Des points de vigilance persistants Malgré ces résultats encourageants, certaines compétences continuent de poser des difficultés aux élèves. La reconnaissance des différentes écritures d’une lettre et la compréhension de mots à l’oral restent des points de vigilance en français. Ces difficultés soulignent l’importance d’un travail approfondi sur la conscience phonologique et la diversité des représentations graphiques des lettres dès le début du CP. En mathématiques, la résolution de problèmes demeure la compétence la moins bien maîtrisée. Ce constat invite à renforcer les approches pédagogiques autour de la modélisation des situations-problèmes et du raisonnement logique. Évolution des écarts entre éducation prioritaire et hors éducation prioritaire Un aspect particulièrement intéressant de cette évaluation concerne l’évolution des écarts de performance entre les élèves scolarisés dans le secteur public hors éducation prioritaire (HEP) et ceux en éducation prioritaire (EP). Entre 2023 et 2024, ces écarts sont globalement stables ou en diminution, ce qui marque un retour à des niveaux comparables à ceux de 2019 pour la plupart des compétences. Cette tendance est encourageante et pourrait refléter l’efficacité des dispositifs de soutien mis en place dans les établissements d’éducation prioritaire. Des progrès notables sont observés en mathématiques, où les écarts pour la comparaison de nombres et la résolution de problèmes sont désormais inférieurs à ceux constatés en 2019. Cette réduction des inégalités dans des compétences mathématiques fondamentales pourrait être le fruit d’actions pédagogiques ciblées et d’une attention particulière portée à ces domaines en EP. En revanche, l’écart en compréhension de phrases à l’oral en français est supérieur à celui de 2019, ce qui constitue un signal préoccupant. Cette augmentation pourrait révéler des inégalités persistantes d’exposition au langage et à la lecture selon les milieux sociaux, soulignant la nécessité de renforcer les actions en faveur du développement du langage oral dans les contextes d’éducation prioritaire. Une analyse par niveau scolaire Si les résultats des élèves de CP montrent une stabilité globale, l’étude complète de la DEPP révèle des situations contrastées selon les niveaux scolaires. En CE1, on observe une amélioration des résultats globaux et une réduction significative des écarts en mathématiques pour plusieurs compétences, témoignant peut-être d’un effet positif des actions engagées en CP l’année précédente. Les élèves de CE2 présentent des écarts persistants entre EP et HEP, avec des difficultés particulièrement marquées en grammaire et en calcul posé. Ces domaines nécessitent vraisemblablement une attention pédagogique renforcée. En CM1, une légère progression est observée en mathématiques, tandis que les écarts entre EP et HEP restent stables, suggérant un effet plateau dans la réduction des inégalités à ce niveau. Enfin, en CM2, les écarts entre EP et HEP demeurent significatifs, notamment en automatisation du calcul et en maîtrise grammaticale, compétences complexes qui cristallisent les différences d’acquis accumulées tout au long de la scolarité primaire. Perspectives et enjeux pour l’avenir Ces évaluations Repères 2024 permettent d’identifier avec précision les forces et les faiblesses des élèves en début d’année scolaire, offrant ainsi aux enseignants des données précieuses pour adapter leur pédagogie aux besoins spécifiques de chaque élève. La stabilité globale des résultats et le retour progressif aux niveaux de 2019 constituent des signaux positifs après une période difficile. Toutefois, la persistance de certains écarts, voire leur augmentation dans quelques domaines, rappelle la nécessité de poursuivre et d’intensifier les efforts en matière d’accompagnement pédagogique différencié. Les prochaines années devront être consacrées à consolider les progrès réalisés en mathématiques et à réduire les écarts qui persistent en français, notamment en compréhension orale, domaine fondamental pour tous les apprentissages ultérieurs. L’enjeu majeur reste celui de l’équité : permettre à tous les élèves, quels que soient leur origine sociale et leur lieu de scolarisation, d’acquérir les compétences fondamentales qui conditionneront leur réussite scolaire future. Source : Laetitia Evrard, Stéphanie Le Breton, 2025, « Évaluations Repères 2024 de début de CP : des résultats en français et en mathématiques comparables à ceux de 2023 et en légère hausse par rapport à 2019 », Note d’Information, n° 25-15, DEPP. https://doi.org/10.48464/ni-25-15 Décret n° 2015-372 du 31 mars 2015